2 oct. 2015

Dans la brume de la belle ville de Nikko


Comme vous l'avez surement remarqué, les vacances sont maintenant terminées. Adieu ces moments divins passé dans son lit à une heure indécente de la journée, une boite de mélocake sous le bras, et un pc portable sur le ventre disgracieux qui suit l'orgie culinaire de l'été.   
Il est temps de retrouver de chemin du travail, et avec lui, le furieux besoin de commencer une série qui vous obligera à vous couper du monde le temps de rattraper les épisodes perdus. En quelques mots: Voilà la raison pour laquelle je repousse chaque jour l'écriture de ce poste. Mais aujourd'hui est un jour nouveau! J'ai finis mes épisodes en retard et je suis enfin disposée à vous parler de notre prochaine escale au Japon: Nikko!

 jeudi 9 Juillet


Alors que c'est souvent l'une des premières destinations qui vient en tête lorsque l'on voyage au Japon, il nous aura fallu presque de 6 ans d'attente pour enfin poser le pied à la gare de Nikko. 
En plus de sa position stratégique au nord de Tokyo, la ville de Nikko est très prisée des touristes en raison de la multitudes de temples et sanctuaires qu'elle renferme (la pus part sont d'ailleurs inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco.)
En arrivant, je m'attendais donc à une ville assez imposante avec plein de gens partout  et une gare digne des plus grands fantasmes ferrovipathes. Ou pas.






Après quelques minutes passées dans un brouillard fantomatique, le train s'est arrêté dans une minuscule gare de banlieue, laissant juste assez de visibilité pour apercevoir le panneau indiquant que nous étions arrivées à destination . 

Situé dans ce qui semblerait être une faille climatique extrême (j'exagère à peine en disant qu'il faisait un petit -100°), les alentours du centre ville étaient complètement désert de toutes âmes qui vivent. Les seuls êtres vivants semblant pouvoir survivre dans cette ambiance festive de dingue, étaient les araignées qui avaient élus domicile dans la totalité des buissons. SUPER






Quelque peu intimidées par ce trop plein d'absence humaine, nous avons commencé à marcher sous la pluie en direction des temples les plus connus.
Rencontrant un moustique et trois tondeuses - dans ces cas là, un rien te réjouis, il faut bien le dire - nous avons atteins le premier temple en même temps que les premiers symptômes d'une hypothermie précoce.
Claquant des dents et frottant frénétiquement mes bras dans une tentative veine de self-réchauffement corporel, je n'avais à ce moment là qu'une idée en tête: que quelqu'un m'apporte un feu de bois, ou au moins une allumette. 








Rassurons nous, nos souffrances furent largement récompensées à l'arrivée sur le site du premier temple. 
Ressortant de la brume glacée grâces à leurs détails dorés, les bâtiments semblaient tout droit sortis du monde mystique. On se serait cru dans un endroit coupé du monde, au sommet d'un mont entourés par une forêts sans limites: c'était beau, grandiose, magnifique et tout autres synonymes qui vous donne envie de pleurer devant la magnificence tentaculaire d'un bâtiment en bois. 







Après mures réflexions, je me rend compte que la sensation de hauteur du lieu était plus que probablement donnée par les centaines DE MILLIERS de marches d'escaliers qui sillonnaient entre les différents bâtiments.

Sérieux, soit les moines sont des athlètes de hauts niveau trop humbles pour se lancer en compétition, soit le tout puissant les faits léviter comme si de rien n'était, soit... ce sont des p***** de sadiques.    J’opte pour la troisième options.


la photo est prise en couleur... ça vous donne une idée du coté réjouissant du lieu :D



Et en plus de ça, la seule chose qui peut motiver à gravir les marches inégales et glissantes, c'est un MAGNIFIQUE distributeur de thé cloné. C'est sur, la carotte d'un âne à tout pour plaire à coté de ma vieille canette verte fluo.

Après m'être flagellée mentalement pour avoir mis des plateformes ce jour là, nous sommes rapidement rentrée pour nous changer, et revêtir nos tenues de combat anti-froid polaire de l’arctique sud sibérien japonais. C'est vraiment parce que je n'avais pas de doudoune sous la main, sinon...

winner un jour, winner toujours...





Décidant qu'il faisait vraiment trop dégueulasse pour risquer notre vie jusqu'au deuxième temple, nous avons préféré vagabonder dans la ville déserte en espérant trouver un endroit - si possible pas abandonné - pour aller souper.
Même si la ville semblait avoir subit un assaut de zombies mutants, je dois bien avouer que le décor post-apocalyptique rendait très bien, raison pour laquelle nous avons continuer à zoner un bon moment avant de rebrousser chemin en quête de nourriture *et de chaire fraîche*.





Nous avons finalement trouver un petit restaurant de ramen, full monde: