3 déc. 2015

Huis Ten Bosch, le parc à thème hollandais au sud du Japon


Mercredi 15 juillet


Ce mercredi matin, nous nous étions levées de bonne heure, et avions directement pris la direction de la gare de Nagasaki pour embarquer dans un étrange et pittoresque petit train bleu qui nous emmènerait "virtuellement" jusqu'au Pays-bas
Lors de notre premier voyage au Japon, nous avions déjà repéré ce lieu improbable comme seul ce pays peut en compter, grâce aux nombreux événements que sa société promeut (ce verbe étrange). La curiosité ne cessait de nous piquer à vif, et alors que nous passions non loin de là, nous avions décidé de lever le voile sur cet endroit aussi étrange qu'emplis de meules de gouda.



Le typographe chargé de dessiner le nom du train n'à apparemment jamais entendu parler d'un certain Adolf et de sa Schutzstaffel.







Pour ceux qui ignorent encore ce qu'est  "Huis Ten Bosch" ou qui n'en n'ont jamais entendu parler, vous remarquerez que de prime abord, son nom de sonne pas du tout japonais. Et pour cause, il s'agit là d'un "parc à thème" entièrement dédié à cette belle nation qu'est la Hollande
Bien que la plupart des parcs thématiques japonais aient été abandonnés suite au déclin de l'intérêt touristique, ハウステンボス a miraculeusement su tirer son épingle du jeu et survivre à sa faillite déclarée en 2003.
Et j'ai comme dans l'idée que les nombreuses meules de gouda disséminées sur le chemin y sont pour quelque chose!







Personnellement, l'aspect général des lieux m'a plutôt impressionnée.
Premièrement, la présence de moulins à vent dès l'entrée du parc était l'idée la plus judicieuse du siècle, si on connait mon amour obsessionnel pour ce type de bâtiments.

Ensuite, il faut bien avouer que les japonais se sont -comme toujours- donnés à fond pour que chaque petits détails aient l'accent néerlandais. Tout est pensé, étudié et réalisé pour donner au public japonais l'impression de voyager à l'autre bout de la planète (même si les poubelles de tris hollandaises sont bien moins séduisantes que celles-ci).






Dans son pays d'origine, Huis Ten Bosch est l'une des résidences principales de la famille royale néerlandaise, il n'est pas donc étonnant de retrouver une réplique de ce palace dans un coin du parc, ainsi que plusieurs reproductions de monuments typiquement hollandais.

C'est d'ailleurs en montant les 80 mètres du cloché inspiré de celui de la cathédral d'Utrechtque l'ont se rend véritablement compte de l'ampleur du travail et de la démesure des lieux. Pour vous donnez une idée de taille, le parc s'étend sur une surface supérieure à trois fois celle de Disneyland Tokyo (sans compter Disney Sea). 





Plus au sud du parc, un petit "village" enclavé permet de devenir propriétaire de magnifiques maisons et appartements bordés par les canaux, pour une somme allant jusqu'à 1.500.000 €. Un montant à la démesure de l'endroit, même si le village en question tiens plus du plateau de cinéma géant que d'un simple quartier résidentiel.
Et puis, je connais peu de quartiers résidentiels dans lesquels on arrive devant sa porte d'entrée avec un bateau de plaisance. J'avoue, c'est plus glamour que ma petite C3.






Pour résumer cette journée entre Japon et Pays-bas, je ne dirais pas que l'endroit soit un incontournable pour quelqu'un qui visite le Japon pour "voir le Japon", compte tenu des nombreuses autres activités typiquement japonaises que propose la préfecture de Nagasaki, et le Kyushu en général. Malgré tout, et pour ma part, j'ai toujours été une grande fan de parcs thématiques aux décors riches et détaillés. Dans ce contexte, j'ai vraiment adoré la journée passée sur place, entre rues pavées et pignons à redents.

Malheureusement, je pense que les coûts titanesques dépensés pour maintenir cet endroit à flot, et ce malgré la diminution du nombre de visiteurs, ne peut qu'annoncer une nouvelle faillite qui signerait la mort du parc.
Mais soyons heureux, cela annoncerait aussi la plus merveilleuse urbex du sud japonais!  Enjoy!



L'anecdote


J'ai vécu dans ce parc la rencontre malencontreuse avec "le chocolat chaud piégé".
Pour comprendre ma méprise, il faut savoir qu'au Japon la plupart des restaurants sucrent leurs boissons à grands renforts du sirop sucré (et non du sucre en poudre/cube comme c'est le cas chez nous).
Ce savoir acquis depuis de longues années, je ne me privais pas d'en arrosés mon chocolat-chaud nouvellement acquis.La dose maximale de sirop sucré ainsi déversée dans ma boisson chaude, je me précipitais pour la goûter... et la recracher aussi sec.

Ce que j'avais pris pour du sucre était en réalité...du Rhum.
Et croyez-moi, quand on s'attend à boire le plus délicieux des breuvages de la terre, et qu'on se retrouve avec un gout de lendemain de veille en bouche... on maudit ses enfants!