29 déc. 2015

Kyoto de nuit pour la fin du Gion Matsuri


Samedi 18 juillet



Quittant la magnifique Yakushima avec énormément de regrets, nous embarquions dans un train pour atteindre notre avant dernière escale 1100 kilomètres plus au nord: Kyoto.

Vous vous en douterez, traverser un pays aussi long que le Japon ne se fait pas en 2 minutes, et c'est donc après un temps infini à voir défiler des rails que nous atteignions la capitale culturelle nippone, en début de soirée.






Je n'irais pas jusqu'à dire que le temps nous était compté, mais la nuit tombante menaçait de vider les rues du centre ville vers lequel nous nous dirigions au pas de course.
Je ne sais plus vraiment ce qui nous avait poussé à nous rendre aux alentours du quartier de Gion, mais nous l'avions atteint en un éclair, commençant à arpenter ses rues commerçantes à la recherches de quelques denrées a rapporter au pays. 





Passant de magasins en magasins, notre ouïe nous fît bifurquer vers un tintement typique des rites religieux asiatiques, qui semblait provenir de l'autre bout de la rue.
Au détour d'une façade chargée, une petite scène éphémère avait été érigé entre deux restaurants, abritant des musiciens. La raison de leur présence nous frappa rapidement quand nous apercevions les affiches disséminées un peu partout: nous assistions à la toute fin du Gion Matsuri, l'un des plus grands festivals de tout l’archipel!





Concurrençant avec notre mauvais timing (la plus grosse partie de la célébration avait eu lieu la veille), nous avons quand même pu admirer une partie des yamahoko (chars) utilisés pendant la procession du 17 Juillet, exposés ici pendant la durée du festival.
Richement décorés, ceux-ci étaient entièrement recouvert de dorures et de détails rouges profonds, leur donnant un aspect antique.







Suivant à nouveau les tintements; nous nous retrouvions un peu malgré nous en plein cœur de Gion, bastion incontesté des Maiko.
Pour tout vous dire, c'est l'un des quartiers que j’abhorre le plus dans tout Kyoto: La majorité des rues sont prises d'assauts par une marée humaine de touristes européens près à n'importe quoi pour prendre une Geisha en photo, quitte à leur bloquer la route et à les harceler de flash dès qu'elles osent faire une apparition pour se rendre quelque part.


Pour ma part, j'ai tellement peur de les déranger que j'attend d'être à 30 mètres cachée derrière un mur sous un buisson touffu pour enfin oser prendre une photo d'un bout de leur dos... et ceci en tremblant comme un délinquant pris sur le fait. On ne se refait pas...