20 déc. 2015

L'île de Yakushima, la véritable forêt de princesse Mononoke

http://crazy-kitch.blogspot.com/2015/12/japan-2015-yakushima-island-mononoke.html


Vendredi 17 juillet : yajushima island 


Le typhon qui nous empêchait de prendre le large s’était enfin décidé à partir vers le nord du pays, laissant  derrière lui une mer calme et propice à la navigation .
Nous avons donc levé les amarres à 7 heures du matin , direction l’île « où il pleut 35 jours par mois ».
D’après la météo,   nous devions être le 36ème jour du mois,  étant donné qu’un grand et large soleil nous attendait à notre arrivée sur l’île,  après 2h30 de Jetfoil.




blouse: Kagoshima 109 Shibuya
socks: Spinns
shoes: Adidas

Bag: Wego




Les bagages largués sans ménagement au ryokan, nous embarquions dans le bus menant à shiratani unsui–kyo , plus couramment appelée "Mononoke hime no mori", référence certaine au chef d’œuvre de Miyazaki.
Dans le bus, alors que j’étais entrain de couiner à cause d’un frelon ayant décidé que mon siège était la planque parfaite,  nous avons fait la connaissance d’un japonais ayant étudié en Belgique,  SUGOI ! 
Là , je regrette un peu d'avoir hurlé: « Non des c*****d’un moineau, y a une énorme biess' côté de moi, fait quelque chose bordel de merde, tu es ma mère !! » Le doux japonais avait tout compris…shame on me!






Enfin, l’heure de la « paisible randonnée pédestre accessibles à tous » arriva,  et avec elle, la découverte d’un mensonge éhonté…car oui, on nous avait menti !
Quand je dis « on », je veux parler de ce MAGNIFIQUE chemin plat et tranquille qui commençait le parcours, bordant les rivières et cascades. 
Car après 600m,  alors que tout confient par la facilité du chemin,  tu décides de prendre le trajet le plus long… BOUM, c’est la fête . Le beau sentier en bois se transforme en un ravin ou tu dois sauter sur des pierres bancales pour avancer, traverser un torrent sur des vieux cailloux moussus brinquebalant et j’en passe. EASY GAME, ou pas .






200 mètres en 30 minutes et une chute à la con plus tard, nous nous rendions compte de l’ampleur de la méprise qui était la notre. Apparemment, au Japon, la randonnée n’est pas un sport tranquille, mais bien  un duathlon pour chamois avec agilité +10.
Mais bon, tous ces efforts étaient le prix à payer pour un paysage féerique à couper le souffle, qui nous plonge au cœur même des scènes de Princesse Mononoke. 
Une enfilade de cèdres millénaires (7500 ans pour le doyen), et une ribambelle de cascades ou butinaient d’énormes papillons nous attendaient tout au long du parcours, rendant chaque pas enchanteur  (quand le pas en question n’était pas sur un rocher piégé,  bien entendu)




La chaleur et la moiteur des lieux nous obligeant à boire énormément,  l’eau limpide et potable  (testé et approuvé par S . Thomas, trololo) était vraiment la bienvenue, autant pour le remplissage des bouteilles que pour rafraîchir nos essuies (terme gracieux pour ne pas dire « loque à sueur »).




Après quelques heures de labeur, et suite à la perte non regrettée de 70% de masse corporelle, nous arrivions enfin au point de ralliement d'où partait le bus nous ramenant au port.
Collant comme un pot de miel oublié en plein soleil, nous prîmes rapidement une douche avant de partir à l’assaut de la ville, cherchant désespérément un endroit où manger. 






Non sans protestation de ma part,  nous rentrions dans un restaurant de viande, où par chance, on pouvait manger du diaphragme ! JOIE ( mon dieu, ayez pitié ).
C’est finalement le ventre bien rempli (mais pas de diaphragme) que nous rentrions au ryokan pour passer une soirée paisible, somme toute interrompue par 3 petites dames guillerettes,  qui nous amenaient de quoi faire du thé.

Petits moments


à l’onsen , une japonaise a appris à ma mère que suite à l’éruption du volcan de l’île voisine , les habitants (dont elle faisait partie) étaient contraint de vivre sur Yakushima en attendant des jours meilleurs. Personnellement, si c'est pour vivre sur Yakushima, je veux bien que tous les volcans du monde pètent les flammes!






Comment s'y rendre?

L'île est accessible par Ferry (10heures) ou par Jetfoil (2 heures).
Au départ de la Kagoshima JR Station, prendre la ligne de tram Kagoshima Shiden No.2 (descendre à Izuodori) et ensuite marcher jusqu'à l'express ferry terminal (10 minutes).
Le trajet jusqu'au port est aussi possible à pied (20 minutes), ou en taxi (5 minutes)

Combien ça coute?

Pour le Jetfoil (Toppy&Rocket), comptez 16.000 ¥ pour un aller-retour.


Que dire d'autre?

Le jetfoil n'effectue la traversée que si le temps le permet. Préparez-vous à l'éventualité que votre voyage soit annulé en dernière minute. Pas de panique tout de même, la ville de Kagoshima est aussi très belle à visiter.