15 nov. 2017

Entre les maisons victoriennes et le quartier Latino de San Francisco


Une fois n'est pas coutume, notre troisième journée à San Francisco commença avant même que le soleil ne soit levé.

Dans la vie de tous les jours, nous sommes déjà des gens assez matinaux grâce à notre "merveilleux" chien qui s'est fait pour mission de nous réveiller tous les jours que Dieu fait en pleurant devant la porte de notre chambre. Mais après 3 jours  passés aux USA à nous réveiller aux aurores,  je dois bien avouer que son petit jappement significatif était presque entrain de me manquer.... presque.

Pour occuper la première partie de notre dernière journée dans cette ville mythique, nous avions prévus de flâner dans les quartiers Edwardiens et Victoriens qui bordent Alamo Square et qui font la réputation de l'architecture de San Francisco partout dans le monde.

C'est un peu la facette "carte postale" de San Francisco, et bien que les "Painted Ladies" soient les maisons les plus connues et les plus prisées dans ces quartiers, elles ne sont certainement pas les plus belles. La foule de touristes déjà amassée malgré l'heure précoce nous poussa à fuir les fameuses "dame peintes" jusque dans les petites rues avoisinantes dans lesquelles nous trouvions d'autres magnifiques demeures victoriennes bien plus colorées et dignes d'intérêt.


T-shirt: Primark / jupe: Spinns / Collants: H&m / Chaussures: Dr.Martens









Continuant notre route sur la Pierce St., nous avons pris la direction de Castro et Mission en passant par de petits quartiers résidentiels bordés de palmiers (#lavie). 

Quand j'y repense, l'ambiance tranquille et chaleureuse de ces petites rues donnait presque envie de planter une tente sur un porche quelconque pour ensuite passer sa vie à entretenir les "extensions de jardin" qui fleurissent sur les trottoirs bien trop larges pour être destinés aux humains.










Après avoir traversé rapidement l'une des extrémité de Castro, nous arrivions dans le quartier le plus ancien de San francisco: Mission District.
Du nom de la première mission espagnole ayant pour but l'évangélisation franciscaine de la région (= Mission Dolores), ce quartier est devenu le centre de la culture hispanique de la ville. 

Les palmiers y sont certainement pour quelque chose, mais j'ai -encore une fois- complètement adhéré à l'atmosphère du quartier: Partout où notre regard se posait, nous tombions sous le charme des fresques gigantesques ornant les murs, des ruelles étroites et des restaurants hauts en couleurs. On se serait cru dans un mélange entre Cuba, Mexico City et Carthagène des indes. 

C'est à ce moment précis que nous avons pris conscience que nous étions enfin en vacances (oui, il nous fallait du temps).











La visite des trois quartiers nous pris plusieurs heures, et plus de 20 kilomètres de marche sous une chaleur digne d'une canicule belge (pas mal pour une fin septembre).

Avant de nous rendre au point de vue le plus culte de tout l'ouest américain,  nous avons fait un détour par le quartier des entrepôts, tombant par hasard sur la fabrique de céramique au charme scandinave "heath".

Pour ceux qui ne le savent pas, je suis une véritable adepte de la décoration et de l'artisanat. En plus de passer des heures à courir les magazines de déco, je n'hésite jamais à sortir mon regard de chien battu le plus convainquant pour que Corantin accepte de m'accompagner dans mon délire décoratif. Cette fois n'était donc pas un exception.

Nous y sommes restés quelques dizaines de minutes avant de reprendre  notre périple vers la dernière étape de notre visite de San Francisco: le Golden Gate Bridge.







Le fameux, le seul, l'unique, l'immanquable Golden Gate Bridge! (Qui était bien plus petit et embouteillé que dans mon imagination, mais soit.)

le traversant comme des millions de touristes avant nous, nous l'avons contourné pour garer notre voiture près de la Horseshoe Bay qui donne une vue incroyable sur ce pont mythique

Je ne sais pas trop comment l'exprimer, mais p
ouvoir contempler en chair et en os cet ultime symboles de l'Amérique était une sensation plutôt étrange et complètement magique. J'avais vraiment l'impression de me retrouver dans tous ces films et récits qui ont marqués notre jeunesse, notre adolescence, et notre vie de jeunes adultes.  

Nous serions restés là indéfiniment si nous n'avions pas été à la merci de la soif due à notre ascension d'une colline à la recherche d'un rapace énorme (un condor peut-être?).