1 mars 2018

Tahoe Lake: Les conséquences de la mal-bouffe américaine.



Dans ma prime jeunesse, j'aurais tout fais pour tomber malade et éviter quelques jours d'école. Le soucis est que j'avais beau courir à pieds nus dans la neige, prendre des bains glacés ou lécher une personne atteinte de gastro: Je n'étais jamais malade... sauf en vacances.

Et parcequ'on ne change pas les bonnes habitudes, mon corps à réussis à me faire subir notre arrivée au Tahoe Lake avec autant de tendresse qu'un put*** de sadique sociopathe fétichiste des cirrhose du foie.

Ce matin là, alors que le ciel était d'un bleu magnifique et que les petits oiseaux gazouillaient joyeusement sur les branches des "Sugar Pin", je vomissais toutes mes tripes dans les toilettes publiques d'une plage d'une rare beauté . Toi même tu connais cette sensation de plénitude quand tu te prends à admirer de magnifiques paysages depuis une position accroupie, les genoux frottant  une dalle de béton imprégnée d'urine, le tout accompagné d'une douce et délicate brûlure lancinante située dans l’œsophage. Y'a pas à dire, ça vends du rêve



Là, accoudée comme une vieille alcoolique à la cuvette crasseuse qui me sauva la vie, je commençait à douter de la qualité de la nourriture made in USA.









Sincèrement, dès le moment ou un tomate californienne est aussi calorifique qu'une demi tonne de fricadelles cuitent au saindoux, c'est qu'il y a anguille sous roche (ou plutot "baleine sous cailloux"). 


Avant de commencer ce voyage, j'avais tendance à penser que les rumeurs qui circulent concernant la nourriture aux Etats-Unis n'étaient qu'une légende urbaine. 
Mais après avoir passé une semaine sur place, Mon estomac n'avait pas survécu, et j'étais malgré moi l'une des nombreuses victimes de la rencontre avec cette gastronomie locale. Tout était trop gras, trop sucré, trop salé, trop assaisonné, trop, trop, TROP!

Il ne faut pas croire, nous avions déjà fait une razzia dans un magasin "bio" en quête de fruits et de légumes à transporter dans le coffre de notre voiture (qui ressemblait déjà plus à un potager qu'à un coffre). Malheureusement, ceux-ci était aussi aussi insipides qu’onéreux, et clairement pas la solution miracle contre la grippe intestinale qui menaçait de s’abattre à tous moments sur nos petits corps meurtris.









Comme vous le remarquez, nous n'avons pas vraiment apprécié la beauté de ce lac à sa juste valeur. Pourtant , le peu de temps passé à arpenter les plages et les montagnes environnantes (entre deux rejets de fiel liquoreux dégelasses) nous a réellement émerveillé.

Les eaux du lac étaient aussi transparentes que celles d'Okinawa, sans compter le calme reposant des plages à cette période de l'année. 

Sortant de mon lit en début de soirée avec un arrière goût de mal au crâne, j'ai enfin pu me reprendre en main pour profiter des nombreux petits concerts organisés dans le Beer Garden, qui comme son nom l'indique, proposait un large assortiment de bières: le remède ultime. (en plus, elles étaient vraiment bonne. Alléluia! )

Avec le recul, je suis encore plus dégoûtée de ne pas avoir pu en profiter pleinement. Nous repartions déjà en ville le lendemain, et les quelques petites heures passées dehors me laissaient comme une impression de "trop peu". On ne m'y reprendra plus: la prochaine fois aux états-unis, je ne prend plus une valise, mais un frigo-box!