5 juin 2018

Un long Week-end à Prague: Jeudi



C'est assez étonnant quand on y pense: On se rassemble entre amis autour d'une bonne  raclette ou d'un tacos, on se raconte tout et n'importe quoi, et à un moment précis de la conversation que personne n'a vu venir, ça s'emballe complètement.
Quelques temps plus tard, on se retrouve à 5 heure du matin dans un aéroport bondé, direction Prague.

Je ne sais pas pour vous, mais étant une navetteuse assidue de "l'autoroute du cliché", j'avais encore tendance à associer les "pays de l'est" avec l'ex-URSS (même si la Tchéquie est à milles lieux de ça). Du coup, quand nous avons décidé d'y faire notre voyage, je m'imaginais déjà déjeuner dans un quartier à moitié en ruine, sirotant un demi litre de café coupé à la Vodka entre un pro-Staline et un espion du KGB.

Arrivée sur place, j'ai du me rendre à l'évidence: La ville n'était pas en ruine, les gens n'étaient pas tous armés d'une faucille et d'un marteau, et plus étonnant encore: l'architecture n'était pas comme en Corée du nord. C'est con, mais du coup, j'étais presque un peu déçue.







Après quelques minutes de métro depuis l'aéroport pour rejoindre notre appartement, nous avons vécu notre première "grande aventure tchèque" alors que nous nous apprêtions à emprunter un escalator qui semblait tout à fait normal, bien que d'une longueur impressionnante (heureusement, je ne parle que d'un escalator 8D).

Ce que nous n'avions pas prévu, et que nous n'avons compris qu'après nous être tous cassé la gueule sur le dît escalator, c'est que celui-ci allait 10 fois plus vite que ceux de chez nous. 

Ok, je peux comprendre que l'idée de perdre 3 semaines de sa vie juste pour sortir d'une station de métro n'est pas des plus alléchante, mais ce n'était pas non plus une raison pour le concevoir comme une rampe de lancement pour bipèdes.








Les estomacs retournés et les valises déposées, nous reprenions précautionneusement l'escalator vers les entrailles de la terre afin de nous rendre à Mustek, l'un des lieux les plus animés de Prague.

Encore une fois dans l'ignorance, je n'étais même pas au courant que le quartier en question renfermait un Ice-Pub. Pris d'un petit coup de chaud, nous avons fini par y passer 20 minutes, tentant de toutes nos forces de boire des cocktails sans que les verres en glaçons ne nous échappent des mains.

On ne va pas se mentir, ça ne change pas grand chose par rapport à bar traditionnel, et l'alcool n'y est pas forcément meilleur, mais le coté "petit camp scout de l'espace" à tendance à rendre un peu plus euphorique que dans un café ou les tables et les chaises semblent venir de la cabane au fond du jardin de l'oncle jacky.

Étonnement, et contrairement au Ice Bar de Stockholm, l'entrée ainsi que les consommations sur place sont assez abordables (comptez 200 CZK pour une entrée et un coktail, donc +- 8€). 






Une fois sortis -légèrement titubant pour certains- nous sommes retournés près de notre appartement pour y passer la soirée. 


N'ayant pas forcément envie de s'enfiler un demi kilo de Goulash ou autres joyeusetés dont seuls les tchèques ont le secret, nous nous sommes rabattus sur un restaurant italien dans lequel les serveuses avaient l'amabilité d'une famille de Ténia n'ayant pas vu l'intérieur d'un intestin grêle depuis plusieurs générations. 

Il en faut beaucoup pour que je trouve quelqu'un désagréable, mais là, j'avais vraiment l'impression qu'elles avaient toutes un doctorat en vilenie.

Heureusement, la bouffe était plutôt bonne, et encore une fois hyper bon marché. 







 Enfin, nous avons terminés la soirée en pyjama sur la terrasse du café d'en face, profitant pleinement de notre première nuit à Prague, une Pivo à la main.
Na zdraví!