28 mai 2015

Shopping à Tokyo et balade avec vue sur le mont Fuji




Alors que je suis seule au monde dans notre appartement perdu dans le fin fond des Ardennes belges, l'idée me prend de fouiller les articles inachevés de ce blog.
Et voilà que je tombe sur celui-ci. Tout est près, les photos sont bien mises, ne manque plus que le texte.
Seulement, voilà plus d'un an depuis cette dernière journée au Japon, et j'avoue, ma mémoire flanche "légèrement". Donc, je vais faire ça au talent, et essayer de me rappeler les moments forts de cette journée.





Ça commence bien, je ne sais même plus d'où nous sommes parti pour retomber à Tokyo.
Un vague souvenir m'indique que les pots de Sake (?) de la première photo viennent de la gare de Kyoto. C'est un bon début!

Donc, nous partions  - sans doute, peut être - de la gare de Kyoto pour nous rendre à Tokyo, entamant ainsi notre dernière journée sur le sol nippon. Je me vois encore insister auprès de l'instance suprême pour fouiller une énième fois le Studio Alta, ressortant une heure plus tard un énorme sac à la main. (qui aura une certaine incidence pour la fin de la journée 8D)








Une fois sorti du building, ma mère me servi sur un plateau d'argent une phrase que je m'étonnais de ne pas avoir encore entendu depuis le début du voyage: "On irait bien à Hakone pour voir le Fuji". Voilà, elle l'avait dit. La fin était proche. En 6 ans de voyage au Japon, nous avons 5 FOIS tenté de voir le Fuji au départ d'Hakone, et 5 FOIS nous avons échoué. Vous pouvez donc sans mal imaginer mon expression au moment ou ces mots
sont sortis de sa bouche: 









Bien sur, son regard de biche effarouchée à prit le dessus, et nous avons donc sauté dans
le premier train, direction Hakone. les faits sont là:
1) j'ai râlé tout le trajet
2) j'ai démonté tous ses rêves (cruauté mode ON)
3) je planifie de pauser une bombe sous le Mont Fuji:





Oui, ce fils de volcan de mes deux était visible, CE JOUR LA.
1) ma mère s'est bien foutu de ma gueule
2) j'ai fais genre que c'était vraiment pas si terrible
3) en moi même, j'étais plutôt du genre:



Cette accalmie n'était cependant que de courte durée. Sur le chemin du retour, un vide dans ma main droite me frappa: où était mon sac du Studio Alta?
Nous avions pris plus de transports en commun que de raison pour arriver au lac Ashi, mon butin semblait donc perdu à tout jamais. Nous déposions quand même une requête au bureau Lost and Found de la gare la plus proche... enfin, une requête à ma façon:



Le petit monsieur en charge du bureau ne comprenant rien à l'anglais, nous étions dans un impasse.
Il nous à tout de même conseillé de demander au réceptionniste de notre hôtel de se charger d'entrer en contact avec les services (en japonais, donc), ce que ce dernier à fait avec brio. Nous n'avions plus qu'a attendre des nouvelles des recherches... sachant que nous reprenions l'avions dans moins de 10H





Ne sachant rien faire de plus, nous avons été noyer notre chagrin dans l'izakaya habituel d'une petite rue de Shinjuku.
Une explosion de sashimi et de viande bouillieplus tard, nous retournions à l'hôtel pour notre dernière nuit... sans nouvelles de mes vêtements perdus :(









Alors, en réalité, les Japonais sont VRAIMENT les gens les plus organisés et surement les plus formidables que je connaisse.
Le sac perdu attendait à la poste de mon petit village, un jour à peine après que nous ayons atterri en Belgique. Une excuse de plus pour dire: "je reviendrai!"