19 janv. 2016

Balade au cœur de la forêt ardennaise



Vivre dans les Ardennes belges peut vous apporter un lot considérable d'aventures fantasques, surtout en période hivernale. Il y a un an, notre première visite de la région avait faillit nous tuer 6 fois à cause des averses de neige qui s'étaient abattues sur notre voiture, rendant le trajet littéralement cauchemardesque. 
Nous nous étions retrouvés à 20km/h sur une autoroute envahie par des lapins et les belettes, nous dirigeant péniblement avec les fenêtres ouvertes à cause de la plaque de neige/glace de 10 centimètres qui occupait notre par-brise.
Pneus hivers, pèle à neige et chaines sont donc rapidement devenus nos armes de guerre face à la démesure de cette région qui me semble de plus en plus habitée par un microclimat hivernal sans précédant pour la Belgique.








Alors que notre région d'origine (150 km plus à l'ouest) n'a plus vu un gramme de neige depuis l'année passée, les Ardennes sont actuellement ensevelies sous des dizaines de centimètres de poudre blanche et immaculée.
C'est dans ce décor de carte postale que nous nous sommes réveillés ce dimanche matin, admirant les arbres enneigés et les empreintes de biches gravés dans la poudreuse.

Nous avions donc décidés d'aller parcourir les bois derrière chez nous, pour une balade de 10 kilomètres qui fait du bien aux cuisses en ce lendemain de fêtes.





Même si elle a complètement paralyser le réseau ferroviaire vendredi soir, m’obligeant à faire un trajet de 5 heures (au lieu de 20 minutes) pour revenir chez moi, je ne peux m'empêcher d'adorer la neige. C'est quand même un peu masochiste quand on y réfléchis, parce qu’au final, rien ne regroupe autant de facteurs défavorables en un seul élément: C'est froid, mouillé, dégueulasse quand ça fond et dangereux sur les routes.
C'est comme si on se réjouissait d'assister à un feu de forêt, ou a une bonne grosse drache du lundi matin...
Bref, souffrir en silence, j'aime ça!