13 avr. 2017

Sanatorium Basile et autres découvertes



Si vous souhaitez connaître quelqu'un qui prend des douches à 50/60°, qui dors avec une combinaison pyjama en pilou ultra épaisse en forme de lapin et qui serait prêt à vendre père et mère pour une bouillotte auto-chauffante, vous venez de la trouver!
Dis plus clairement: je suis quelqu'un de frileux .

Bien que je puisse survivre à l'hiver sans manteau juste pour le "style", les choses se compliquent lorsqu'il s'agit d'exploration urbaine en période hivernale. Durant cette période, la température ambiante est plus qu'en dessous de mon seuil de tolérance.
Du coup, je préfère passer mon temps bien au chaud dans ma petite maison, et reprendre l'exploration des bâtiments inoccupés au retour du printemps. 
Et c'est précisément la raison de cet article: l'Hibernation vient de prendre fin, et le début de la saison d'explorations vient juste de commencer!


La maison Pink



Après avoir été coupées du monde merveilleux de l'urbex pendant plusieurs mois, la reprise est toujours un peu rude. Pour cette première journée , nous avions donc prévu la visite de plusieurs bâtiments simples espérant éviter de rester sur notre faim devant des portes closes.

Notre première étape de la journée était la "maison pink", une maison de maître à la décoration Kitsch ayant brûlée en 2016 suite à un court circuit électrique.
Depuis sa destruction partielle, elle est devenue l'une des explorations phare de ce début d'année. 

Suite à plusieurs aller-retour autour de l'imposantes demeure, nous remarquions que les portes et fenêtres avaient été sécurisées très récemment, et que plus aucunes des issues ne semblaient praticables.

Quelques minutes plus tard, nous décidions d'attendre dans la voiture pour guetter le moindre mouvement à l'intérieur et autour de la maison.  Ce fût la décision la plus judicieuse de la journée, car ce qui semblait être le propriétaire des lieux fît son apparition, inspectant minutieusement le domaine pour détecter la moindre intrusion.

Finalement, nous décidions de tenter notre chance ailleurs, n'étant pas d'attaque pour une confrontation régionale avec cet homme mystère.




Hospice sans nom



Notre prochaine destination de la journée était un château mythique du monde de l'urbex qui - dans les souvenirs de Céline - se trouvait à coté d'un magnifique Hospice à l'abandon et complètement impénétrable.

Nous garant à côté d'une décharge clandestine dans laquelle se côtoyaient de vieux électro-ménagers et sacs-poubelle remplis d'objets en tout genre, nous avons commencé notre ascension dans un petit bosquet de centre ville. Au détour de deux montagnes d’immondices, nous dérangions une biche apeurée avant d'apercevoir le fameux point de repère qu'était l'hospice.
Le seul soucis: Aucun château n'était en vue.

Après quelques minutes de réflexions et une analyse de l'environnement sur google earth, nous nous rendions enfin compte (vaut mieux tard que jamais) que nous nous étions complètement plantées.
Le château que nous cherchions à atteindre était à plus de 60 kilomètres de notre localisation actuelle.

C'est ce qu'on appel copieusement un Epic Fail






Sanatorium Basile



En désespoir de cause, nous avons terminé la journée au Sanatorium Basile, perdu au beau milieu de la forêt belge.

Il y a quelques décennies, ce type d'établissements médicaux étaient monnaie courante en Belgique.
Se décrivant comme des "cures d'air", ces énormes complexe hospitalier accueillaient des personnes atteintes de plusieurs formes de tuberculose pour tenter d'améliorer leur état de santé grâce à un environnement naturel (bain de soleil, grand air, etc...).

Celui-ci est certainement le plus beau architecturalement, bien que l'intérieur soit dépourvu du même charme.
Malgré sa position isolée et le système de gardiennage en place depuis quelques années, il n'a pas résisté au temps et aux nombreux actes de vandalisme qui y ont été perpétrés en seulement quelques mois.  La carcasse vide de cet illustre institution est à présent ouverte à tous les vents.








Après une petite balade de déception face à ce lieux devenu trop vide, nous avons été dérangées par la voix de deux hommes provenant de la pièce à coté de celle dans laquelle nous étions. Sans même y réfléchir, nous avons entreprit un sprint silencieux et inopiné, prenant la fuite par l'arrière du bâtiment.

Finalement, la journée ne fût pas aussi fructueuse que ce que nous attendions, mais qu'importe! Nous étions ensemble, sous le soleil, du chocolat dans l'estomac et une odeur de moquette moisie dans les narines. Sincèrement, je ne demande rien de plus pour que mon après midi soit parfaite.



Certain d'entre vous ont vécus notre aventure en direct dans ce sanatorium. Restez donc attentif à Instagram (@crazykitch) et guettez les directs! je n'en fait jamais, sauf en cas d'urbex! :)